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Maxipixel, studio photo au Havre depuis 1997

Le studio Maxipixel travaille au Havre depuis 1997. Il a commencé dans deux pièces de la rue de Paris, avec un boîtier argentique et une agrandisseuse d'occasion.

Deux pièces rue de Paris

Maxipixel EURL a ouvert en 1997, au premier étage d'un immeuble de la rue de Paris, entre la place François-Ier et le boulevard du même nom. Deux pièces seulement : la prise de vue d'un côté, le tirage argentique de l'autre, avec un fil tendu au-dessus de l'évier pour faire sécher les épreuves. Le matériel venait d'un photographe havrais qui fermait boutique rue de la Cavée Verte et revendait ses boîtiers, ses objectifs et une agrandisseuse Durst de 1974.

Antoine Mercier a décroché la première commande en frappant à la porte d'une auto-école du boulevard François-Ier. Vingt-deux portraits noir et blanc, livrés en quatre jours, réglés en espèces sur le comptoir. La première année a tenu grâce aux mariages, aux photos d'identité et à un loyer modeste. Deux hivers sans trésorerie solide, mais pas une seule facture impayée. En 2001, le studio a déménagé vers l'ouest, dans un local plus grand, choisi pour la hauteur de plafond et la lumière franche de la rue.

Deux pièces rue de Paris

Pourquoi ça a démarré

Les commerçants du centre cherchaient des images propres pour leurs vitrines, leurs cartes et les annuaires professionnels ; les photographes de plateau de l'époque travaillaient surtout pour la presse. Antoine Mercier, formé au reportage, a vu l'espace libre entre les deux. Il a commencé par des portraits de patrons de boutiques, des intérieurs de restaurants, des photos de plats posées sur une table de cuisine faute de studio assez grand, et par des tirages d'identité pour les dossiers administratifs que les gens du quartier venaient faire entre midi et quatorze heures.

Le bouche-à-oreille des commerçants a fait le reste : un libraire du cours de la République a parlé du studio à un coiffeur, qui en a parlé à un garagiste de la rue Marceau, et la file du samedi matin s'est installée d'elle-même. Nathalie Simon, arrivée en 2004 comme assistante, se souvient d'un mois de février où le téléphone n'a sonné que six fois.

Le studio n'a jamais cherché à devenir une agence de communication, ni un laboratoire industriel, ni un service de presse. Portraits, photos de famille, images pour de petites entreprises : cela occupe déjà six jours par semaine au 52 allée de la République.

Ce que le studio refuse

Maxipixel ne touche pas aux véhicules. Pas de flottes automobiles, pas de couvertures de camions, pas de carrosseries accidentées dans la lumière rasante d'un hangar du port. En 2011, un garage de la rue Marceau a demandé une série pour ses annonces ; Laurent Bernard a décliné et orienté le client vers un photographe spécialisé dans l'automobile, installé à Gonfreville-l'Orcher. Un autre garage est revenu en 2016, avec la même demande et la même réponse.

Le studio ne travaille pas non plus sur les installations électriques du bâtiment, ni sur les circuits de froid, ni sur les parties maçonnées des locaux, ni sur la structure d'un immeuble : il photographie des intérieurs, il ne les modifie pas. Aucun pesticide, aucun biocide, aucune intervention sur la fabrique d'un bâtiment. La liste est affichée dans le couloir et figure sur chaque devis, parce qu'un malentendu coûte plus cher qu'un refus poli. Ni conseil médical, ni accompagnement juridique, ni service financier, ni formation diplômante. Le studio ne délivre aucun numéro de registre, aucune licence, aucune adhésion à un ordre professionnel, et n'en a jamais affiché. Aucune date de livraison ne dépend d'un tiers.

Le local de la République

L'adresse actuelle, 52 allée de la République, dans le quartier de l'Hôtel de Ville, a été reprise en 2009. Le local donne sur une allée plantée, à quatre minutes à pied de la station de tramway République, et la lumière du matin entre par deux fenêtres orientées à l'est. La pièce de prise de vue mesure environ quarante mètres carrés, avec un fond gris, un fond blanc et un fond tissu beige. Une seconde pièce sert au tirage numérique et à l'accueil, et les tirages sont produits sur place, du 10x15 au 60x90, avec un contrôle visuel avant remise.

Le studio reçoit du lundi au vendredi, de 9h30 à 12h30 puis de 14h00 à 18h00, et le samedi sur rendez-vous. Téléphone : 02 82 35 27 98. Courriel : [email protected]. Le site maxipixel.click présente les prestations et quelques séries récentes. Aucun autre atelier, aucune antenne, aucune boutique secondaire n'existe ailleurs au Havre ou dans la région, ni à Sainte-Adresse, ni à Harfleur, ni ailleurs.

Trois personnes, pas plus

L'équipe tient en trois noms. Antoine Mercier s'occupe des devis et des projets d'entreprise : portraits de gérants, photos de locaux, images de produits pour les fiches et les vitrines. Nathalie Simon suit les commandes et le service client, de la prise de rendez-vous jusqu'à la remise des fichiers. Laurent Bernard gère les rendez-vous, les séances famille et les portraits d'identité.

Personne d'autre ne travaille ici, et le studio ne sous-traite pas les prises de vue. Les demandes viennent surtout du centre, de Sainte-Adresse, de Sanvic et d'Octeville-sur-Mer. Des familles installées depuis trois générations y reviennent pour un portrait annuel, parfois avec des tirages des années 2000 à scanner ; les entreprises locales commandent des images plus régulières, comme ce menuisier de Gonfreville-l'Orcher venu avec ses portes en chêne, cette librairie du cours de la République, ce cabinet de kinésithérapie près de la gare, ou cette association de quartier qui fait photographier ses bénévoles chaque mois de septembre depuis 2013.

Maxipixel ne publie pas de journal, pas de carnet, pas d'articles, pas de brèves. Le studio facture des séances de deux heures, des demi-journées et des reportages courts. Il n'y a rien à lire ici en dehors des pages qui décrivent l'atelier et ses travaux.

Ce qui n'a pas bougé depuis 1997

Le studio a connu le passage de l'argentique au numérique, l'arrivée des fichiers RAW, puis de la retouche sur écran. Les deux premières années, les tirages séchaient sur un fil dans la cuisine ; aujourd'hui, ils sortent d'une imprimante et passent sous une lampe avant d'être glissés dans une pochette cartonnée.

Antoine Mercier répète que la lumière naturelle de l'allée de la République reste son meilleur outil et qu'aucun logiciel ne remplace une fenêtre bien orientée, ce que confirment les séances de dix heures en janvier, quand le jour tombe avant seize heures et qu'il faut rallumer trois lampes pour finir un portrait. Nathalie Simon garde un classeur de commandes depuis 2006, avec les noms, les dates et les formats demandés : une séance de famille de 2008 pour des habitants de Fontaine-la-Mallet, un portrait de commerçante de la rue Victor-Hugo, une série pour une association de la rue Lesueur. Le classeur sert encore quand un client rappelle pour un tirage identique à celui d'il y a dix ans.

Le studio ne promet jamais un résultat, ni un revenu, ni une place ; il promet de faire le travail commandé, dans le créneau réservé. Pour un rendez-vous ou une question, le studio répond au 02 82 35 27 98 et à [email protected].

L'atelier se trouve au 52 allée de la République, 76610 Le Havre, et nulle part ailleurs.

Maxipixel ne touche pas aux véhicules.

Laurent Bernard, Rendez-vous